Depuis les berges de la Loire

Lorsque j’ai besoin de faire un break après un long passage devant l’écran, j’aime aller sur les quais de bord de Loire. Sur le quai Barentin mon attention a été retenue en contrebas sur les berges par une caisse en bois avec à l’intérieur ce qui ressemblait à des déchets divers et variés. Je suis descendu et ai découvert un « bac collecteur citoyen » mis en place (sans doute conjointement avec la mairie) par l’association ‘Je nettoie ma Loire’. 

A 2 mètres du bac, l’occasion s’est présentée à moi de mettre en oeuvre concrètement l’idée suggérée par l’association. Des déchets divers y étaient en effet amoncelés. Ces derniers temps nous avons eu une crue importante de la Loire et maintenant que la décrue opère, certains déchets véhiculés par les eaux ont le loisir de s’échouer ou plutôt de se faire accrocher soit par des rochers soit par des branches pour être ainsi stoppés net dans leur course folle dans la Loire.

déchets échoués sur des rochers du fait de la décrue

J’ai pu les ajouter au bac. 

J’ai poursuivi mon chemin en restant sur les berges quand j’ai aperçu d’autres déchets. Même sort pour eux ; ils ont fini dans le bac. 

au centre de l’image, une bouteille en plastique à moitié immergée…
les déchets à moitié immergés… sorties de l’eau, puis jetés dans le bac

Il y avait des personnes assises sur les berges qui profitaient du soleil lorsque je suis arrivé, un couple et 2 grands adolescents. Ces déchets étaient accessibles à leur vue, parfois à un mètre d’eux bien qu’immergés et retenus par les branches. Les auraient-ils emmener dans le bac 30 mètres plus loin si je ne l’avais pas fait ?

Ensuite je suis revenu sur les quais. J’ai fait 300 mètres pour arriver sur le quai du Châtelet où j’ai aperçu des plastiques stoppés là aussi dans leur course. Il était nécessaire de parcourir une distance immergée pour les attraper… ce qui est totalement déconseillé. Il aurait fallu une perche ce qu’une personne dédiée à un ramassage spécifique des plastiques aurait pu effectuer.

on aperçoit un sac en plastique (au centre un peu décalé à droite), un sac à la fois prêt de la berge et trop loin de celle-ci pour être attrapé
le même sac en gros plan

Ces sacs plastiques ainsi que ceux à moitié immergés sont typiquement des déchets qui auraient pu être signalés à la commune pour qu’un ramassage spécifique soit opéré. Ils étaient partiellement immergés et susceptibles de reprendre leur course sans personne pour s’en occuper. Ils sont un cas de signalement parmi les différents répertoriés au sein du service Plastique à terre à savoir « Le plastique est tombé dans un cours d’eau mais reste accessible ».

Le bac de collecte de l’association ‘Je nettoie ma Loire’ est intéressant. Je leur adresse une invitation à contribuer à Plastique à terre.

Il est à noter qu’une personne animée de l’envie de débarrasser les berges de leurs plastiques est une personne qui doit avoir conscience des risques. Certains déchets peuvent être immergés et nécessités quelques contorsions et acrobaties comme ceux qui étaient à moitié immergés et que j’ai tout de même attrapés pour les jeter dans le bac. Ramasser c’est une chose, mais cet épisode me fait comprendre qu’il faut également savoir ne pas ramasser un déchet, un plastique qui ferait courir un risque. Cela va dans le sens d’opérer un ramassage spécifique ce qui n’empêche pas néanmoins que les ramassages spontanés, citoyens puissent continuer. Il nous faudrait un juste milieu, un cadre.

Je vais proposer à ‘Je nettoie ma Loire’ que nous ouvrions un chantier sur cet aspect ainsi qu’à la mairie qui pourra se joindre à la réflexion.

Sur cette dernière photo prise sur les berges en contrebas du quai du Châtelet on voit des plastiques qui ne seront pas emmenés par les eaux ni par le vent. Ils sont à l’abri par rapport à ceux finalement ajoutés au bac quelques minutes plus tôt. La Loire a atteint un niveau plus haut que la berge visible sur la photo et là aussi sa décrue à laisser des vestiges échoués.

Je ne les ai pas ramassés. Ils sont également un cas de signalement répertorié par le service Plastique à terre à savoir des « Plastiques tout prêts d’un cours d’eau ».

Je n’ai pas de réponse de Monsieur le Maire d’Orléans auquel j’ai envoyé une invitation hier lundi autour de midi.

J’active le signalement des plastiques avec pour première photo ces plastiques des berges du quai du Châtelet.

En revenant sur mes pas, j’ai été accosté par un adjoint du maire entre les quais du Châtelet et Barentin. C’est courant actuellement que des soutiens des différents candidats accostent spontanément les passants et pour discuter des élections qui approchent. Au cours de notre conversation, j’en suis venu à lui faire part d’emails adressés à la mairie restés sans réponse. Il a estimé que cela pouvait venir d’un souci technique quant à la bonne réception des emails adressés. L’échange était agréable. Je vais obtenir demain matin l’email de cet adjoint pour lui envoyer une invitation.

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