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Ne bénéficiant plus de la même disponibilité que durant ces semaines passées, je poursuis les signalements mais pour les cas que j’estime désormais critiques ou super critiques. C’est le cas des plastiques trouvés dans les bouches d’égout ou tout prêts de tomber dedans dont j’ai parlé tout récemment.

Voici par exemple ceux signalés aujourd’hui :

plastiqueaterre.fr/rue-harold-portalis/

plastiqueaterre.fr/rue-des-maltotiers-5/

Rue des maltotiers

plastiqueaterre.fr/rue-xaintrailles-proche-intersection-rue-coulmiers-3/

MAJ du 22 juillet 2020 : les cas super critiques donnent lieu à une publication sur twitter en plus du signalement par email

Jeudi 9 juillet au matin 2 agents de la voirie étaient à l’oeuvre pour un nettoyage de ma rue. Je les ai croisés alors que je sortais faire une course. Ils étaient là pour un nettoyage complet équipés d’une carriole, de sacs plastiques, de balais et d’un outre outils nécessaire à couper les racines des plantes et décoller les saletés du sol.

Cela m’a valu d’aborder l’un d’entre eux et pour lui indiquer des plastiques qu’il avait oubliés en amont de la rue.

Le lendemain j’ai vu que certains déchets, notamment quelques plastiques, avaient été oubliés dans un autre endroit de la rue.

Le sur-lendemain j’ai constaté que 2 nouveaux plastiques d’origine inconnue avaient “atterri” dans la rue. Je les ai pris en photo aujourd’hui.

Le rythme de mes journées a changé et je n’ai désormais plus la même disponibilité que ces semaines passées. Après mon annonce du 9 juillet, j’ai été sollicité par une agence intérimaire pour une mission. Le CDD que je sollicitais auprès de ma commune n’est donc plus d’actualité.

Voilà 4 mois, depuis le tout début du confinement, que j’étais en quête d’un nouvel emploi ou d’une nouvelle mission intérimaire. Après les constats qui ont donné lieu à masqueaterre.fr puis à plastiqueaterre.fr j’espérais que cette activité professionnelle m’occupe à ramasser les plastiques abandonnés de ma commune comme je l’ai proposé à celle-ci mais la réponse de la mairie et de la métropole inexistante et ma situation financière très fragile (pas d’allocations ou d’indemnisations d’aucune sorte depuis le confinement) m’a conduit à accepter la première mission intérimaire qui se présentait et qui m’occupe désormais dans un secteur différent mais néanmoins familier, la logistique.

C’est un choc. Nous venons de perdre une opportunité en or.

et par rapport au constat initial.

et alors que sommes dans la période de l’année la plus propice au signalement de plastiques abandonnés à terre.

Pourriez-vous suggérer à votre commune de se doter du service Plastique à terre

Ou le suggérer à une commune  dont vous estimez qu’elle y sera sensible.

Vous pouvez aussi adresser une invitation à contribuer · à une personne.

Et si vous avez une réticence voici les chantiers associés pour nous permettre d’y remédier :

Je viens de croiser un plastique dans une bouche d’égout… c’est la 2ème fois en quelques jours et c’est désormais une évidence ; c’est un cas supplémentaire de signalement.

Croisé il y a quelques jours par 2 fois rue des maltotiers… signalé et

et vu aujourd’hui (ci-dessous) dans une autre rue… Je ne me risquerai pas à l’attraper ni le précédent mais ça me démange de le faire. Le 2ème cependant (ci-dessous) serait très difficile d’accès pour un bras humain…

quand je suis arrivé (photo ci-dessous) il y avait des plastiques sur la plaque d’égout… ceux-là je les ai signalés, ramassés et jetés dans une poubelle non loin. Ce sont d’ailleurs eux qui m’ont permis de m’apercevoir qu’il y avait un plastique à l’intérieur de la plaque d’égout car je me suis approché d’elle pour prendre une photo… c’est alors que j’ai entre-aperçu une forme blanche brillante… un plastique.

Un premier adressage a été effectué le 3 juillet et par voie postale car aucune boite aux lettres électronique n’était encore disponible pour contacter le maire et suite à son élection récente. La lettre a du parvenir à la mairie samedi 4 juillet ou lundi 6 juillet. Nous sommes le 8 juillet et il n’y a pas de retour aussi ai-je décidé d’appeler dans l’après midi la mairie pour obtenir l’email du cabinet du maire. Je l’ai obtenu et ai adressé une nouvelle fois la lettre du 3 juillet.

Lorsque vous signalez un plastique pour faire part que celui-ci est tout prêt d’un cours d’eau, vous avez 2 précisions qui s’offrent si besoin :

  • J’ai éloigné le plastique du bord : il est toujours là cependant
  • Je l’ai ramassé et jeté dans une poubelle

Je viens d’ajouter des photos prises aujourd’hui pour illustrer “J’ai éloigné le plastique du bord : il est toujours là cependant”.

Le ramassage spécifique dispense-t-il d’un ramassage spontané ? Ou les 2 sont-ils indissociables ? Comment dans ce cas articuler ensemble ramassage spécifique et ramassage spontané des plastiques signalés ?

 

La semaine dernière je vous sollicitais pour un cas de signalement relatif aux bouches d’égout : A quelle distance un plastique proche d’une bouche d’égout devient-il problématique ?

Ce qui a suscité chez Caroline une remarque amicale d’ordre général par e-mail sur la nécessité d’accompagner tout signalement d’un ramassage sans quoi le plastique/le masque finirait forcément sa course dans une bouche d’égout puis un fleuve puis la mer ou l’océan, à moins bien sûr que celui-ci ne soit récupéré par des agents de nettoyage.

C’est tout à fait ce que je constate de mon côté.

Un signalement n’a de sens que s’il est suivi d’un ramassage.

En outre plus je pratique le signalement de plastique à terre plus j’estime qu’il est important qu’une personne soit spécifiquement affectée à un ramassage des plastiques ainsi signalés.

Je vous invite à ce titre à lire la lettre adressée à Monsieur le (nouveau) Maire d’Orléans, Monsieur Grouard où je me propose d’être employé à cette tâche.

En quoi le signalement est absolument nécessaire ? L’enjeu c’est d’éviter qu’un plastique atterrisse dans une bouche d’égout ou dans un cours d’eau à proximité or il suffit d’un orage ou d’un épisode pluvieux torrentiel analogue pour que soient emportés les plastiques jonchant les rues dans ces bouches d’égout ou dans un cours d’eau.

Est-ce qu’il faut redoubler d’efforts avant les orages et épisodes pluvieux torrentiels et ne pas s’inquiéter outre mesure ? Non car comme comme exprimé dans un précédent billet il existe une pollution plastique résiduelle et qui ne peut être résorbée à elle seule à l’approche d’un orage mais nécessite un traitement de fond sur une période « longue ». J’ai proposé dans la lettre adressée à Monsieur le Maire d’Orléans de m’affecter sur une période de 3 mois notamment pour m’occuper de cette pollution résiduelle.

Conformément à l’objectif que je suggère que nous adoptions à savoir  : faire de notre planète une planète zéro plastique à terre et pour éviter que les mers et océans soient davantage polluer et à terme ne le soient plus du tout, je suggère d’emblée que nous nous organisions de façon à ce qu’un plastique qui toucherait le sol ne puisse assister à un coucher de soleil c’est à dire de façon à ce qu’il soit ramassé le jour même où il a été signalé.

Il faut de la souplesse et de la réactivité pour faire face à tous les cas de plastiques abandonnés et par exemple comme ici avec ce plastique découvert à quelques mètre de la Loire et alors qu’il n’y était pas la veille (voir son signalement).

 

Maintenant il se pose une question importante pour laquelle je n’ai pas de réponse sûre. Comment articuler ensemble ramassage spécifique et ramassage spontané ? Un ramassage spécifique par une personne affectée à cette tâche doit-il se substituer totalement aux ramassages spontanés ?

Je vais vous donner des éléments et vous inviter à contribuer pour que nous parvenions à construire une réponse satisfaisante.

Ramassage spontané

Je fais partie des personnes qui pratiquent ce qui pourrait être qualifié de ramassage spontané des plastiques abandonnés. Lorsqu’un plastique se présente à moi alors que celui-ci est abandonné je le ramasse. C’est spécialement vrai lorsque je le croise dans un cadre naturel mais pas que. Cela n’est cependant pas systématique et ne concerne pas tous les plastiques. Et c’est plutôt de l’ordre de l’instinct. Pour ce qui me concerne et pour donner un exemple il est presque sûr qu’un sac plastique qui passe devant moi et se laisse emporté au gré du vent finira dans une poubelle dont je lui aurait indiqué le chemin avec ma main ou dans ma poche en attendant de trouver le chemin d’une poubelle si j’en suis éloigné.

Voici mes ramassage spontanés des semaines passées :

plastiqueaterre.fr/quai-du-fort-alleaume/

plastiqueaterre.fr/berges-de-la-loire-quai-cypierre-6/

plastiqueaterre.fr/berges-de-la-loire-quai-cypierre-4/

plastiqueaterre.fr/quai-cypierre-9/

plastiqueaterre.fr/berges-de-la-loire-quai-cypierre-2/

plastiqueaterre.fr/berges-de-la-loire-quai-cypierre/

Je précise qu’Orléans Métropole n’a pas répondu encore présent à mes sollicitations pour se doter du service Plastique à terre et en devenir un contributeur. Orléans Métropole reçoit mes signalements par email néanmoins.

Voici un signalement particulier effectué sur les berges de la Loire restitué au sein d’un précédent billet : plastiqueaterre.fr/depuis-les-berges-de-la-loire/

Les plastiques étaient à moitié immergés sur les berges.

Une chose m’est apparue lors de cette expérience que vous découvrez dans le billet : ramasser c’est une chose, mais il faut également savoir ne pas ramasser un déchet, un plastique qui ferait courir un risque.

Autre cas d’un ramassage spontané semblable effectué par un orléanais nommé Chris croisé sur les berges de la Loire : plastiqueaterre.fr/demonstration-du-service-plastique-a-terre-a-2-orleanais/

Ramassage spécifique

Le ramassage spécifique est un ramassage opéré par une personne dont c’est la responsabilité, responsabilité conférée par un emploi. Je suggère que les signalements effectués par l’intermédiaire de Plastique à terre donnent lieu à tel ramassage spécifique opéré par une personne dont ce serait spécifiquement la tâche. Je m’y propose pour Orléans donc.

Comme évoqué plus haut la personne recevra les signalements en temps réel et sera en mesure d’effectuer un déplacement pour y répondre.

La personne en outre doit être équipée et notamment pour faire face à des cas particuliers. En voici 2 exemples datant du 24 juin pour le premier et 25 juin pour le second :

Pour parvenir à établir le bon compromis entre les 2 je vous invite à pratiquer par vous-mêmes le signalement de plastiques abandonnés à terre. Pourriez-vous dans un premier temps inviter votre commune à se doter du service Plastique à terre ? Si elle répond favorablement à l’invitation alors nous pourrons ouvrir une page sur le modèle de celle existante pour Orléans et que j’utilise en ce qui me concerne pour mes signalements.

Si vous avez déjà une idée précise quant à la question posée dans ce billet ou un sentiment à partager, vous pouvez également en faire part au sein du chantier associé en bas de page par le biais d’un commentaire.

 

Edit du 6 juillet 2020 : la lettre a été adressée non pas le 4 mais le 3 juillet. 

A l’attention de Monsieur Monsieur le Maire, Monsieur Grouard

Monsieur,

Après avoir pris connaissance sur les réseaux sociaux de votre opération de ramassage des mégots, je vous ai contacté le 16 juin afin de vous inviter à contribuer à la mise en route de l’initiative Plastique à terre dont le lancement était alors imminent. Je vous ai à cet effet invité à prendre connaissance d’une déclaration d’intention en vue de vous associer à celle-ci. Vous aviez trouvé le concept de Plastique à terre intéressant et conforme aux exigences qui sont les vôtres en terme de protection de l’environnement. Vous aviez en outre émis l’intention que nous nous rencontrions.

J’ai le plaisir de vous informer que le site web Plastique à terre est opérationnel depuis le 18 juin et fait l’objet d’avancées quotidiennes.

Il y a de nombreux contenus que je ne peux pas vous résumer en une lettre et que je vous invite, vous et votre équipe, à consulter directement sur le site web plastiqueaterre.fr et spécialement son blog.

Comme vous allez pouvoir le constater, il m’est arrivé de ramasser les plastiques signalés par mes soins et du fait de leur position délicate comme par exemple leur proximité avec un cours d’eau, la Loire en l’occurence.

Le ramassage est un volet important, aussi important que l’est le signalement. Bien sûr les équipes de nettoiement de la voie publique en ont la charge mais d’après mes recherches et observations nous sommes confrontés à une nécessité beaucoup plus grande que celle qui consiste à rendre propres nos rues et espaces verts.

On le sait 80% des plastiques polluant le milieu marin sont issus des terres. Dès lors notre objectif doit être de veiller chaque jour à débarrasser chaque parcelle de nos rues et chaque espace vert du moindre plastique s’y trouvant. Un plastique qui touche le sol nécessite d’être ramassé et emporté avant la fin de la journée. C’est seulement à ce prix que nous réussirons à stopper le phénomène pour notre plus grand bien et avant nous celui de nos écosystèmes naturels dont nous dépendons.

Pour atteindre cet objectif lequel nous permettra de faire de notre planète une planète zéro plastique à terre, nous allons pouvoir nous aider de la future application mobile autorisant le signalement des plastiques abandonnés à terre et dont le site web plastiqueaterre.fr est un prototype opérationnel.

Il y a un autre point essentiel qu’il nous appartient de mettre en route sans attendre en complément de cette fonction de signalement : un ramassage spécifique des plastiques abandonnés à terre.

Je me propose d’être en charge d’un tel ramassage de juillet à septembre sous le forme d’un CDD de 3 mois.

Trois grands volets m’incomberont :

1 – Ramasser au sein de notre commune tous les plastiques oubliés dont je donne une définition ici : plastiqueaterre.fr/nos-villes-sont-pleines-de-plastiques-oublies/

Ce ramassage n’empiète par sur le travail des agents de la voirie mais le complète.

2 – Ramasser les plastiques à terre qui auront fait l’objet d’un signalement au moyen des premiers utilisateurs de Plastique à terre, premiers utilisateurs que je suggère de « recruter » sur la base du volontariat auprès du personnel de la mairie et dans d’autres éventuelles structures restant à identifier.

3 – Un compte rendu sur le site web plastiqueaterre.fr des apprentissages tirés des premiers volets.

Concernant ce dernier point je continuerai à travailler au prototypage de l’appli mobile dédiée au signalement des plastiques à terre comme je le fais actuellement sur mon temps de loisir en tant qu’individu et initiateur du concept avec donc de surcroit un apport qui s’effectuera de ma part mais sous la casquette du ramasseur de plastiques employé par la ville.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.

Boris Perchat

PS 1 : l’accueil de la mairie m’a indiqué que vous n’aviez pas encore de boîte e-mail attitrée ce qui m’a conduit à préférer un envoi par voie postale

PS 2 : Lien vers la déclaration d’intention citée en début de lettre: borisperchat.fr/boris/declaration-dintention-en-vue-dune-co-creation-qui-veut-participer/

Edit du 6 juillet 2020 : la lettre a été adressée non pas le 4 mais le 3 juillet. 

A l’attention de M. le Président d’Orléans Métropole, M. Carré

Monsieur,

Je ne sais pas ce qui vous pousse à ne pas répondre à mes diverses sollicitations adressées tout d’abord au sein de l’initiative masqueaterre.fr puis maintenant au sein de l’initiative plastiqueaterre.fr

Cela ressemble à un bras de fer auquel je ne souhaite pas me soumettre.

J’estime que c’est par la mise en commun de nos compétences respectives d’une part et d’autre part par l’abandon de nos prises de position partisanes que nous pourrons en tant que collectif fournir une réponse efficace à la crise qui sévit depuis des décennies pour ce qui relève de la pollution plastique.

Celle-ci en effet nous dépasse et devrait nous engloutir si nous ne changeons pas d’attitude face à elle.

Aussi s’il vous plait répondez à mes sollicitations et de façon à ce que nous trouvions le moyen de faire cause commune face à ce fléau qui hypothèque notre avenir ainsi que celui des générations futures.

Je vais envoyer une lettre à Monsieur le Maire d’Orléans, Monsieur Grouard, votre successeur et pour l’inviter à s’associer à l’initiative Plastique à terre. Comme vous le lirez, Monsieur Grouard a déjà émis une intention positive à ce sujet qui devrait se concrétiser je le souhaite par des actes.

Je souhaite également que vous nous rejoignez dans cet élan si jamais des mises en place nécessitaient votre collaboration.

Songez que malgré le sort que nous faisons subir aux océans en tant que civilisation, ceux-ci ne retiennent pas leurs vagues et les laissent indifféremment déferler sur les côtes des pays et quelque soit la politique en matière de protection de l’environnement de ces derniers quand bien même celle-ci est sujet à caution. Nous avons le même devoir, un devoir d’impartialité et de réciprocité les uns envers les autres pour ce qui relève des déchets plastiques susceptibles de rejoindre nos mers et nos océans.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président d’Orléans Métropole, mes salutations les plus respectueuses.

Boris Perchat

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